11 JUIN 2019

 

LA SITUATION:

les photos du fichier du 23 avril au 30 mai 2019   témoignent de la récente évolution.
Grosso modo, l'authie revient vers la dune sur la partie nord du bois de sapins. Les récentes marées de coefficient de 90 ont touché les deux extrémités de la dune, l'érosion est toujours aussi vive en amont du blockhaus. Un courant secondaire s'est créé en face des vestiges.

Son orientation n'est pas rassurante.


LE  PROJET :
L'appel d'offre pour le marché sur la réalisation des opérations de dragage du sable dans ou derrière l'Authie en face du bois de sapins avec transfert devant la dune et mise en place d'un système de protection a été lancé fin mars avec une date limite de réponse au 27 mai. Nous en sommes donc au dépouilllement et étude des propositions en espérant qu'il y en ait.
Un comité de suivi qui se tiendra le 1 er juillet nous informera de la suite qui sera donnée.
L'appel d'offre ne nous a pas été communiqué (!) mais si l'on se réfère au comité du 14 mars et à ce que nous avions annoncé lors de notre assemblée générale, l'offre correspond à ce qui avait été envisagé dans le projet de rechargement massif de 2015, tant sur le volume estimé que pour l'enveloppe budgétaire. Il s'agit par contre d'une offre en conception réalisation qui exige une réponse globale du ou des entrepreneurs pour l'ensemble des opérations, cela dans l'enveloppe prévue dans l'appel.
Ceci permet de gagner en temps, les procédures réglementaires suivies sont par ailleurs celles qui permettent de répondre en temps utile compte tenu de l'urgence nécessaire pour l'intervention.
L'intervention sur le blocage exercé par les vestiges de la digue Barrois devrait être également prévue.
Le calendrier prévoit les travaux à l'automne.
Nous avions formulé des observations avant l'envoi de l'appel d'offre.
Nous craignons que l'enveloppe budgétaire ne soit bien faible, comparée à celle, , supérieure, allouée à la digue rétro littorale qui n'a cependant; comme caractéristiques nécessaires ,que la prévention d'une submersion et non la résistance à l'érosion, cause des problèmes et qui est plus coûteuse à mettre en place.
Nous nous sommes aussi étonnés que le dispositif prévu ait pour longévité exigée un délai de 5 ans minimum.
Pourquoi si peu? Nous ne comprenons pas, il y a forcément une idée derrière la tête, laquelle?
Nous n'avons pas reçu de réponse.
Pour mémoire, lors de l'étude réalisée pour le rechargement massif, il y avait entre 15 et 20 m de profondeur de dune en plus ainsi que 400.000 m3 de sable en plus à l'endroit où l'on veut recharger. Il n'y était prévu que des déflecteurs mais pas de blocage du courant.

Nous ressentons une certaine inquiétude. Attendons le 1 er juillet pour en savoir plus.